Total prêt à intervenir sur la plateforme dElgin

first_imgTotal prêt à intervenir sur la plateforme d’ElginAprès que la torchère s’est éteinte d’elle même, Total s’est dit prêt à intervenir sur la plateforme d’Elgin, siège d’une fuite de gaz qui dure depuis une semaine. Celle-ci libère 200.000 kilomètres cubes de gaz par jour selon le groupe qui envisage plusieurs options pour y remédier.La situation s’améliore mais reste périlleuse en mer du Nord. Vendredi, la torchère qui laissait craindre une explosion au niveau de la plateforme d’Elgin s’est éteinte, permettant à Total d’envisager d’agir enfin une semaine après que la fuite gaz a été découverte. “La torchère s’est éteinte d’elle-même, ce à quoi nous nous attendions”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de Total, Brian O’Neill, depuis Aberdeen, ville écossaise où le groupe a mis en place une cellule de crise. Toutefois, le risque d’explosion a diminué, sans totalement disparaître, selon Total.En effet, “il y a toujours du gaz qui s’échappe, et évidemment tant qu’il y a une fuite de gaz, il y a un risque d’étincelle et d’explosion. Un élément a été retiré de l’équation et en conséquence nous sommes dans une meilleure situation que pendant la semaine”, a expliqué à l’AFP Andrew Hogg, vice-président de la communication chez Total. Aujourd’hui, le groupe s’est donc dit prêt à intervenir. Néanmoins, il doit encore attendre le feu vert de l’autorité de sûreté britannique, Health and Safety Executive (HSE) pour déclencher l’opération. Une autorisation qui devrait arriver rapidement selon le groupe.D’ici là, Total travaille sur deux scénarios possibles pour mettre fin à son “plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans”. Identifiée la semaine dernière, l’origine de la fuite se situe à environ 4.000 mètres en-dessous du plancher marin, et le gaz à haute pression s’échappe au niveau de la plateforme. Dans ces conditions, le groupe envisage d’une part d’étouffer le puits à l’aide d’une base flottante et d’autre part, de construire deux puits de dérivation pour réduire la pression du gaz et permettre l’injection de boues pour enrayer la fuite. Mais cette dernière opération pourrait prendre jusqu’à 6 mois et ne débutera pas tout de suite.Une incidence “relativement faible” À lire aussiDengue : symptômes, traitement, prévention, où en est-on ?D’après Brian O’Neill cité par l’AFP, il faudra compter “sept à dix jours avant d’être en mesure de commencer le forage”. “Début de l’intervention sur la fuite possible dans 8 jours si les pompiers ont autorisation d’accès”, a ajouté pour sa part Christophe de Margerie, qui s’est défendu d’avoir manqué de transparence dans sa gestion de cette importante fuite. Selon les dernières informations données par Total, la fuite laisserait échapper 200.000 kilomètres cubes de gaz par jour mais celle-ci n’aurait qu’une incidence “relativement faible” sur l’environnement.Des dires bien entendu dénoncés et contredits par les écologistes. L’organisation de défense de l’environnement Greenpeace a d’ailleurs dépêché samedi après-midi un bateau sur les lieux pour vérifier l’ampleur de la pollution. Le navire devrait arriver lundi matin. “Nous allons rester sur place 24 heures. Bien que maintenus à l’écart de la plateforme car la zone d’exclusion est assez vaste, nous disposons de matériel pour procéder à des relevés atmosphériques” et des sédiments, a expliqué à l’AFP Christian Bussau, biologiste. Les résultats ne seront toutefois sûrement pas connus avant deux semaines. Le 2 avril 2012 à 09:37 • Maxime Lambertlast_img

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